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Historique et patrimoine

Historique et patrimoine de la ville d’Ecrouves

Ethymologie du nom

Quelles que soient les origines du nom du village (Scribulum, Scrubulum, Scrupula, Scropula…) il est certainement en rapport avec le mot de Scrofuleux et d’Ecrouelles. Ces deux synonymes désignent des malades atteints de Scrofule, c’est-à-dire d’une sorte d’adénite (inflammation des ganglions lymphatiques), de tuberculose localisée dans les glandes sous-maxillaires, mal occasionnant des déformations de la partie inférieure du visage.

Au Xème siècle, il existait sans doute une chapelle à l’emplacement actuel de l’église, qui abritait une source réputée pour la guérison des écrouelles. Au fil des ans, les eaux réputées deviennent un véritable lieu de pèlerinage, et un bâtiment plus important est construit au XIIème siècle. L’actuelle tour témoigne de cette période.

Ecrouves, autrefois ...

Il y a bien des années de cela, Ecrouves était encore un des villages les plus importants du vignoble Toulois. Si l’année avait été bonne, si une gelée prématurée n’avait pas dépouillé les arbres de leur feuillage et les ceps de leurs fruits, les vendangeurs pouvaient alors, au cœur de l’automne, disputer aux oiseaux, aux mouches ou aux guêpes, les lourdes grappes de raisin noir. C’était avant que le phylloxéra ne vienne détruire une des principales richesses du Toulois.Le temps est fini où les gars du village écrabouillaient à pleines mains les grappes juteuses sur le visage des filles ! Les vieux vignerons cassés en deux par la besogne et sous le poids des lourdes terres qu’ils devaient inlassablement chaque année remonter dans les hottes, sur leurs dos, au haut de la colline, ont eux aussi disparu. Ils sont maintenant retournés à cette terre qu’ils avaient sans cesse brisée, travaillée, bêchée, binée, retournée.

Leurs pauvres instruments sont allés, avec d’autres, rejoindre dans les écomusées d’Hannonville-sous-les-Côtes ou de Brûley, ceux que la piété populaire a bien voulu nous conserver.

A Ecrouves comme ailleurs, au bas des pentes, les hommes ont remplacé la vigne par les mirabelliers. En haut de la côte, la forêt a pris la place qu’elle avait cédé au vignoble. Le village ne bruisse plus au rythme du travail de la société viticole. Au sommet de la côte, la vigne a été repoussée pour laisser la place aux forts qui ne sont plus maintenant que des ruines, vestiges d’un art militaire imposé à la France pour assurer la défense de son territoire après la défaite de 1870.

Du sommet de cette côte d’où le regard embrasse un vaste panorama, on peut se rendre compte à quel point la vallée a changé.
Tout autour de Toul, la ville et les industries ont mangé la terre. Les anciens remparts de Toul disparaissent derrière les murs des habitations. L’Ingressin et la Moselle eux aussi, n’ont pas échappé à ce désir frénétique des hommes à vouloir partout remettre en ordre la nature, ils ont été canalisés et la plaine ne leur appartient plus.(inspiré d’un texte de Paul Robaux, " Images de Meurthe-et-Moselle ")

Le blason

Blason C’est le 31 Mai 1961, que le Conseil Municipal d’Ecrouves réuni en session extraordinaire, sous la présidence de Monsieur Alexandre GUILLAUME, Maire et en présence de Messieurs LOUIS, PIUCCO, DRIANT, LECOMPTE, LECLERC, HERBELIN, GROS, CHARLEU, STEININGER, RICHARDIN, ELOY, GERDOLLE, autorisait "Monsieur le Maire à faire approuver par l’autorité compétente l’écusson aux Armes de la Ville d’Ecrouves dont un exemplaire est annexé à la présente délibération ainsi que les explications justifiant les armes choisies et figurant sur le dit écusson. Ces armes, se rapportant au passé et à l’Histoire de la Ville d’Ecrouves, sont exemptes de toutes considérations politiques ou confessionnelles".

DEFINITION HERALDIQUE
Pièces et figures héraldiques : blason en 4 écartelé ou contre écartelé.
1 Au Chef, sur écu d’Azur, château d’argent représentant le Fort.
2 Au Senestre, sur écu Gueules, le dextrochère d’argent paré des rois de France duquel s’égouttent les eaux miraculeuses de la Fontaine des Ecrouelles.
3 Au Dextre, sur écu Gueules, le raisin représentant la richesse des Côtes du Toulois.
4 A la pointe sur l’écu d’Azur, les fleurs de lys (or) symbole de la royauté.
N.B. : il était à remarquer que les côtés étant indiqués originellement comme vus par le porteur de l’écu, le côté gauche pour le lecteur est paradoxalement dénommé dextre, et le droit senestre.
A l’occasion de la description de notre blason, il n’est peut-être pas tout à fait inutile de dire quelques mots à propos de cette science du blason qu’est l’héraldique*.

L’héraldique est l’étude des armoiries. Celles-ci ne paraissent pas avoir existé avant le XIIème siècle. A partir de cette date, elles se répandent dans toute l’Europe.

Le point de départ est la nécessité pour les chevaliers, que leur équipement rend méconnaissables de se créer des signes distinctifs. Mais l’usage du sceau, représentant ces signes, et devenu héréditaire, ne tardera pas à gagner les classes de non-combattants, femmes nobles, clercs, bourgeois, villes, voire simples paysans.
*Sources . Editions Larousse et Flammarion

Eglise paroissiale de la nativité et de la vierge
Tout près de Toul, sur la route de Paris, l’église est perchée à flanc de coteau, sur un promontoire escarpé dominant le village ; son territoire est arrosé par les eaux du ruisseau d’Ingressin ; on y trouve une fontaine dont les eaux ont été autrefois célèbres.

L’église d’Ecrouves a été classée "Monument Historique" le 26 décembre 1883. Son clocher du XIIe siècle, sa nef remaniée au XIIIe et au XIVe siècles sont en bon état de conservation et en font un édifice intéressant.

Son intérêt est double. Selon la tradition populaire elle fut, dès le Xe siècle, un lieu de pèlerinage réputé pour la guérison des écrouelles. Le second intérêt de l’église, plus tardif, est son caractère d’église fortifiée. En effet, au XIVe siècle, d’église de pèlerinage, elle se transforma en lieu de refuge pour les habitants.

ARCHITECTURE EXTERIEURE
Il faut admirer les modillons supportant la corniche de l’abside et la corniche bourguignonne ornant les rampants du pignon de la façade ouest, ainsi que le clocher ; il représente le type caractéristique du clocher roman lorrain avec ses baies géminées et ses niveaux séparés par des cordons de billettes. Il faut noter également la différence d’appareil entre le clocher, le bas et le haut des murs extérieurs.

Eglise paroissiale de la nativité et de la vierge

Eglise paroissiale de la nativité et de la vierge

ARCHITECTURE INTERIEURE ET SCULPTURES
L’église, qui comprend une nef de quatre travées et des bas-côtés, est voûtée sur croisées d’ogives. De grosses piles cantonnées de piliers à chapiteaux sculptés, séparent la nef des bas-côtés.

Le dallage d’origine semblait se trouver plus haut que le sol actuel en briques de Foug, car le bénitier qui se trouve à droite en entrant est placé très haut pour un bras normal, et les bases des colonnes semblaient se trouver plus près du sol à l’origine.

Les murs sud de la nef sont décorés de fresques des XIVe et XVe siècles : à gauche un simple décor végétal, à droite une représentation de Saint Mansuy, sauvant l’enfant du gouverneur de Toul. On remarquera également les pierres de remploi provenant sans doute de l’édifice roman : une pierre sculptée d’une rosace au-dessus de l’arc qui sépare la nef et le chœur, une autre dans l’escalier. Une remarquable statue de Saint Jean-Baptiste est déposée sur un autel curieux dont on peut penser qu’il s’agit d’une ancienne pierre tombale, peut-être de l’ancien autel principal.

Source : COLLIN (Hubert), Les églises romanes de Lorraine, t. II, 1983, pp. 146-148

Détail : Statue de Saint Jean-Baptiste datant du XIVème siècle
Statue de Saint Jean-Baptiste datant du XIVème siècle

Visage grimaçant d’un scrofuleux
Visage grimaçant d'un scrofuleux


La chapelle Jeanne d’Arc


La chapelle Jeanne d'Arc
Chapelle moderne, construite en 1968, sa façade est constituée de cadres nervurés, en béton , remplis de pavés en verre de toutes les couleurs. Une statue en fonte est fixée sur la façade.

Chapelle moderne

Eglise Saint Barthelémy

Chœur du 13ème Siècle